•  Bonsoir,

    Une roue.

     

    La roue mord à pleines dents la vis sans fin,

    La vie est enchainée prisonnière dans sa fin.

    Gling glong gling.

     

    En silence grinçant l’énergie se dissout,

    Le squelette mécanique est en panne de rêve.

    Gling glong gling.

     

    La chaine fantôme se brinquebale,

    Entraine l’âme absente dans l’inexistence.

    Gling glong gling.

     

    A genoux devant le miroir du lavoir,

    L’écluse des yeux déverse sa peine.

    Gling glong gling.

     

     

    Pour Catherine de Rennes : La photo montre une partie du mécanisme d'alimentation en eau du lavoir sur le Loir en face du château de Châteaudun (Eure-et-Loir).


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  • "Bonjour",

     

    Sous la lanterne

     

    Sous la lanterne

     

     

     


    24 commentaires
  •  

    Fil blanc

     

    La bobine aléatoire enroule le fil du temps.

    Emmêlées dans les pensées,

    Embrouillées dans la confusion.

    Les idées sont prisonnières de la maille

    La tête à l’envers La tête à l’endroit.

    Dans un voile flou humide et collant

    Que le vent agite sans discernement

    C’est une robe de mariée vide

    Un filet sans papillon.

     

    Fil blanc

     

    Et tant mieux pour les papillons.


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  • Bonjour,

    Attendre.

     

     

    Des jours de silence, un journal de pages blanches.

    Je pense à  François Béranger, ‘’Je suis vidé comme un petit sac en papier’’.

    A Jacques Higelin, ‘’Je suis comme un chewing-gum au fond d’un lance pierre’’.

    J’en ai tellement gros sur la patate, qu’elle est mole et toute fripée.

    Pas possible de l’éplucher et d’exprimer ce qu’il y a dedans.

    Pourtant, je n’ai pas eu de traitement anti germination…

    D’ailleurs, très positivement, j’attends que ça germe.

     

    Or, c’est très sec,

     

    J’attends une pluie Nougarienne avec ses claquettes,

    Un orage que m’enverrait tonton Georges.

    La pluie nantaise de Barbara.

     

    Attendre.

     

     

     

     

     


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  • Bonsoir.

    Un soir avec Miles, Trane, Horace, Thelonius, Mingus ... Herbie.

    Jazz.

    J’ai la tête comme une pastèque

    J’entends le chant de mon Père.

    Tout le blues

    Du moine bleu.

    Autour de minuit,

    Le train bleu s'envole,

    Ses boggies aléatoires stoppent

    Sur l’île de Cantaloup.

    Et alors ?

     


    32 commentaires
  • Bonjour.

    Aujourd'hui, j'ose commettre ce petit crobard.

    Dans les lueurs de l'aurore

    Sous le charme du printemps

    Les oiseaux chantent en chœur

    La naissance du soleil bienveillant.

     

    Sous le voile de mes paupières

    Les reliefs de la nuit s'enfuient

    S’envolent loin dans la lumière

    Diffuse de l'azur épanoui.

     

    Les petites fleurs en hommage

    Libèrent leurs prières colorées

    Les abeilles à leurs passages

    S'éclaboussent de rosée parfumée.

     

    A l'échauguette d'un arbre

    Belle Athéna s'est attardée

    Observe mon silence de marbre

    Sur le sentier ensoleillée.

     

    Elle le regard si pensif

    Dans sa tranquillité

    Moi si émerveillé si captif.

    D'un point d'éternité.

     

    PS : Je suis souvent passé devant cet arbre foudroyé mais encore vivant, en espérant y voir une petite chevêche tapis dans son tronc. Je ne l'ai jamais vue là, alors je me suis inventé l'instant.

     


    39 commentaires
  • Guten tag.

     Août 68. Curieux souvenirs de Berlin. J’ai treize ans.

    Berlin Est, Porte de Bandebourg, août 1968.Berlin Est, août 1968.Berlin Est, Otto Grotewohl straßeBerlin Est, août 1968.

    Berlin Est, Treptower park, août 1968.Ravensbrück, août 1968.Berlin Est, Treptower park, août 1968.

    Sanssouci, août 1968.Potsdam, août 1968.Sanssouci, août 1968.

    Ile d'Usedom, août 1968.Ile d'Usedom, août 1968.Heringsdorf, août 1968.

    Rostock, août 1968.Rostock, août 1968.

     

     

     

     

    Les trabants moulinent.

    Le Straßenbahn avale les longues rues

    Et les petites pièces de monnaie.

     

    Le mark est en aluminium.

     

    Le mur et ses ombres abandonnées.

     

    Le bain de minuit argenté de la lune

    Dans les eaux noires de la Spree.

     

    Le cadeau géométrique d’une boîte de compas**.

    C’est plus subtil qu’un marteau**.

     

    Les fantômes de Treptow

    Et les nénufars couverts de pfennigs,

    Sur l’eau verte des bassins de Sans-Soucis.

     

    Echos de Tchécoslovaquie, 21 août.

    Jan Palach (1947-1969) aurait 69 ans.

     

    Le silence de Ravensbrück.

     

    Beau soleil sur les belles plages d’Usedom,

    Le joli kiosque à jolie musique du joli Heringsdorf.

    Que jouaient-ils déjà ?

     

    Rostock, oh die großen Boote !

     

    Oui, de bien belles vacances,

    Et un drôle d’arrière-goût.

    Pas seulement celui de la Baltique,

    Sans sel.

     

    Les images sont cliquables.

    ** Sur le drapeau de la RDA.

    Iso-Rapid Agfa, Format 24x24, Négatifs b&n, Diapositives couleurs, Num epson, Restaurations PSE10 (aléatoires, parfois chanceuses).

    PS : Malgré les précautions de stockage, aux rayures, aux couleurs délavées et aux des petites poussières moisies et collées, s'est ajouté un phénomène de "fissuration" dans les diapositives. On peut l'observer sur la photo de Potsdam, à gauche du toit, une très jolie toile d'araignée ou sur celle du kiosque à musique, dans la pelouse, un belle araignée bleue.

    PS : Je ne parle toujours pas l'allemand.

     

     


    32 commentaires
  • Bonjour,

     

    J’aime les lentilles

    Ca m’ titille

    Les papilles

     

    Avec des carottes

    Et des échalotes

    Ca m’ ravigote

     

    Le pauvre Esaü

    Ce gros poilu

    En reste su’l’ cul

    Billevesée aux lentilles

    Pour un plat d’ lentilles

    En voilà des bisbilles

    Ça part en godille

     

    Faire la popote

    Faut qu’ça mijote

    Pas d’ parlottes

     

    Le pauvre Esaü

    Ce gros poilu

    En reste su’l’ cul.

     

     

     

     


    35 commentaires
  • Bonjour.

    Déjà la nuit.

     

    La lumière s’évanouit

    Dans les yeux intérieurs.

    Le crépuscule saisi

    Par les bulles d’ailleurs.

     

    Un plongeon sans couleur,

    D’une nuit éclaboussée

    Qui obscurcit les heures,

    Noie la lucidité

     

    Effacer les idées

    Démaquillées de blanc.

    Peser les grains de pensées

    Dans le sablier transparent.

     

    Le regard vide s'élance

    Dans un fond engourdissant,

    Spiralés en silence

    Dans le siphon du temps.

     

    Sereinement, je suis enseveli

    Dans la voleuse de couleurs.

    Mais ce n’est que la nuit.

    Celle qui ne fait pas peur.

     

     


    24 commentaires
  • Tout rond.Bonjour.

     

     

    Un escargot tout rond

    Sur un champignon tout rond

    Fume un gros cigare rond

    Souffle des signaux tout ronds

     

     

    Un héron tourne en rond

    L’observe d’un œil rond

    Et l’avale tout rond

    Le digère et danse en rond

     

     

    Et rond et rond petit patapon.

    Trois petits tours et puis s’en vont

     


    30 commentaires
  • Un cri

     

    Des lumières brûlantes

    Une claque d’oxygène

     

    Chute libre dans la vie.

    Plongée aveuglante

    Les yeux à peine ouverts

     

    La bouche la première

    Entre les seins de ta mère.

    Arrivé la tête en avant

    Quelques décennies d’amitié

     

    Partie les pieds devant.

    Brève la vie.

     


    25 commentaires
  • Bonjour,

    Petits pépins

     

    Aux racines d’un arbre généalogique

    Une pomme d’âge mur donna des pépins

    Que croyez-vous qu'il arriva ?

     

    Le premier germa au jardin des Hespérides,

    On connaît la suite : Pomme de discorde…

     

    Le second germa dans la tête de Ludwig,

    On connaît la suite : Pom pom pom pommm...

     

    Le troisième germa dans la cours de l'école,

    On connaît la suite : Pomme de reinette et pomme d'api...

     

    Le quatrième germa dans le jardin d’Isaac

    On connaît la suite : Les lois de la gravitation de Newpom…

     

    Le cinquième germa sous la semelle de Christophe Colomb

    On connait la suite : New-York Big Apple Grosse Pomme…

     

    Où était née la pomme d’âge mur ?

    On ne connait pas son passé. Pomme d’amour, qui sait ?

     

    N’est-ce pas étonnant ce qu’un misérable petit pépin de rien du tout peut devenir ?

    En Bref, j’espère que vous ne vous évanouirez pas à cette lecture dont le niveau est haut comme trois pommes.

     

    Mes hommages à Guillaume Tell et bises à Blanche Neige.

     

    Petits pépins


    37 commentaires
  •  Bonjour

    Abécédaire non exhaustif des micro-catastrophes d'un maladroit.

     

    Maladroit.

    (Procédé "light painting". Clic pour agrandir)

     

    Vos suggestions pour X et Z ou une autre lettre sont les bienvenues dans les commentaires.

    A

    Allumette

        Se casse quand on la frotte pour l’allumer.

    B

    Batteries

        Du flash, du téléphone, de la visseuse qui tombent à genoux.

        (héhé, jamais de l' APN, j'ai 2 batteries ! J'avoue que j'ai oublié le chargeur une fois)

     

    Biscotte

        (1) Ne casse jamais sous la dent et tombe dans le bol en vous aspergeant de chocolat.

        (2) Tombe par terre du côté confiture (boutond'or)

     

    Bretelles

        Vous retombent toujours sur le nez quand vous ranger le sac sur une étagère
         puis empêchent la porte de se refermer

    C

    Champagne

        Déborde systématiquement de la flute quand on le verse.

     

    Chaussette

        Un trou dedans

     

    Cirage

        Vous cirez les chaussures, même avec des gants, il y a toujours du cirage sur les doigts.

     

    Clef

        Ripe, détériore la tête de vis, vos doigts s’écrasent douloureusement sur un obstacle tranchant.

     

    Clou

        Le dernier plie sous le coup de marteau au lieu de s’enfoncer.

     

    Colle

        Le goût est exécrable sur le revers de l’enveloppe kraft qui de toute façon ne colle pas.

     

    Conserve

       Il est préférable de l'ouvrir avant de la réchauffer (lucia09)

     

    Crayon

        Taillé 50 fois mais la mine est cassée tous les 3 mm.

    D

    Doigts

        Attirent les coups de marteau.

    E

    Enregistrement

        L’émission de radio (ou de TV) passionnante s’arrête 5 minutes avant la fin.

    F

    Fil à coudre

        Vous reprisez votre chaussette (voir plus haut), le dé est trop petit, vous vous piquez.

    G

    Gomme

        Elle finit toujours par froisser la feuille de papier.

    H

    Hématome

        Voir doigts.

    I

    Idées

        Celles que vous avez oubliées avant de penser à d'autres choses.

    J

    Jerrican

        Toujours vide au moment de faire le plein de la tondeuse à gazon.

    K

    K7 

        Pièce de musée dont la particularité était de se friper sur vos morceaux de musiques préférés.

    L

    Lait

        Déborde de la casserole.

    M

    Moulin à café

        Le couvercle sauta alors que vous moulussiez à plein régime.

    N

    Nez

        (1) Voir peinture.

        (2) Vous vous mouchez, le mouchoir en papier se déchire...

    O

    Œuf

        Le jaune crève quand vous le séparez du blanc pour faire une mayonnaise.

    P

    Peinture

        Idem que le cirage mais avec une goutte que vous étalez sur le nez…

     

    Photo

        Au bout d'une série de photo, s’apercevoir qu'il n'y a pas de carte memoire dans l'APN (jean pierre A)

    Q

    Queue

        Celle de la casserole ressort toujours pleine d’eau du lave-vaisselle,

        elle coule sur les assiettes en dessous que vous devez essuyer à la main.

    R

    Rasoir

        Les petites coupures arrivent le jour où vous mettez une chemise blanche.

    S

    Scotch

        S’enroule sur lui-même en s’agglutinant.

     

    Stylo à bille

        Vous écrivez avec soin sur une carte postale, le stylo se met à baver.

    T

    Toux

        Au concert, une quinte pendant le passage pianissimo.

    U

    Urgo 

        Petit pansement qui ne colle pas (voir rasoir et clef) quand vous avez les doigts mouillés.

    V

    Vélo

        Il pleut, un pneu crève et la rustine ne veut pas coller.

    W

    Wagon

        Votre place réservée est toujours dans celui de queue.

     

    WC

       Après une salutaire séance aux WC constater qu'il n'y a plus de papier (erwinbruno)

    X

     

     

    Y

     Yaourt

        Vous revenez de faire vos courses, un pot de yaourt a crevé au fond du cabas. Y'en a partout...

    Z

    Zoo

        Vous arrivez devant les lamas, ils vous crachent dessus (eva-maïa)

     

    Zébu

        Il fallait consommer avec modération...Ben voilà, c'est trop tard (Hachemé 26)

     


    32 commentaires
  • Bonjour.

     

    Irvillac (29)

     

     Dans le matin brumeux

    Les fleurs s’ébahissent

    En défilés sommeilleux

    Les vaches mugissent.

     

    Soleil regarde Terre

    Précis ponctuel éternel

    Sur le cadran solaire

    L’ombre du style est fidèle.

     

    Je suis la tête de Pierre

    Le jour j’observe le temps

    Prévu Vécu Perdu

    La nuit j’attends.

     

    Ce n’est pas le temps qui passe

    C’est nous qui passons

    C’est une dimension d’espace

    La folie contre la raison. 

    28 commentaires
  • Bonjour.

    Celle ci :

    Deux brèves minimalistes.

    Ah tout petit oiseau

    Comment vois-tu les humains d’en haut ?

    « ben, comme des crottes de mouches,

    Avec des fusils et des cartouches ».

     

    Et celle là :

    Deux brèves minimalistes.

    Chapeaux d’évêques vitaminés

    Ont-ils le goût de la grenadine ?

    Hum hum pas osé gouter

    Trop peur de faire pipi de l’éosine.

     

     


    18 commentaires
  •  

    Entre les persiennes.

     

    Ce petit minois entre les persiennes

    Au regard voyageur dans le vide de la rue

    Attend simplement que le soleil revienne

    Pour dessiner sur l’ombre des murs nus.

     

    Ces petits yeux vagues suivent sans les voir

    Des volutes grises et floues sur la chaussée

    Transpercées de pluie piquante et noire

    Infatigable à s’acharner sur le granite des pavés.

     

    Petite Ame dedans a des images de dehors

    Sur l’eau qui dévale le caniveau

    Elle est un torrent de reflets multicolores

    Elle respire dans les voiles elle est un bateau.

     

    Une traversée en pensées caravelles

    S’envole loin très loin encore plus loin

    Au milieu d’enfants matelots ribambelles

    De dentelles cousues en rires de dauphin.

     


    32 commentaires
  • Discrète sous la pluie quelque part à Landivisiau.


     

    Personnalité discrète

    Presque cachée

    A ma fenêtre

    J’aime vous voir passer.

     

    Vous sans me remarquer

    Pliés sous votre parapluie

    Que le vent tente d’arracher

    Vous courrez transis.

     

    Vos empreintes fugitives

    Sur le trottoir mouillé

    En ondes craintives

    Sont aussitôt effacées.

     

    Pour me sortir du morose

    Pas même un petit signe flou

    Dites-moi quelque chose

    Quelles pensées emportez-vous ?

     

     

     

     


    36 commentaires
  •               Une belle journée de balade...Puis le soir...

     


    Chaussettes à trous

    Quand j’ôte mes godasses

    Qui ont broyé de la caillasse

    Mes bonnes vieilles chaussettes

    Ont des trous propres et nets.

     

    Usées râpées jusqu’à mon talon

    Elles ont des airs de vieux chiffons

    Par les accrocs où se couche le soleil

    La brise du soir ventile mes orteils

     

    Les petits brins secs de pailles

    S’agrippent hargneusement aux mailles

    Toutes ces mini brindilles aiguisées

    Aïe picotent des chevilles aux pieds

     

    Rafraichies dans le lavoir du ruisseau

    Essorées séchées pendues à un roseau

    Elles me conduiront encore plus loin

    Très tôt demain dans le petit matin.

     


    30 commentaires
  •  Bonjour,

     

    En Chemin.

     

    En Chemin j’ai croisé le vent

    Il m’a enchanté les oreilles

    Un petit chant sur le beau temps

    Qui m’a tournicoté au midi du soleil

     

    En chemin j’ai croisé le vent

    Il m’a soufflé dans le nez

    Un petit parfum d’origan

    Qui a relevé mon déjeuner

     

    En chemin j’ai croisé le vent

    Il m’a dessiné dans les yeux

    Une volée de papillons blancs

    Qui m’a enlevé dans le ciel bleu

     

    En chemin j’ai croisé le vent

    Il m’a caressé les joues

    D’un savoureux bisou frémissant

    Qui m’a accompagné jusque chez vous.

     

     


    29 commentaires
  • Petit Pois, le retour.

     

    Mon blog est né il y a un an avec un premier épisode de la vie de Petit Pois. Pour lui prouver ma reconnaissance, je lui ai proposé d’écrire sa biographie.

     Résumé de l’épisode précédent : A sa naissance dès que sa cosse matricielle s’entrebâillât, le petit pois tenta de fuir. A l’issue de sa roulade, un grave accident de semelle, l’envoyât dans le potage.

    Pour se remémorer Le premier épisode...

     

    Petit Pois flottait à la surface de la soupe

    Revitalisé par ce bain végétarien

    Chaque neurone de son cerveau vert

    Reprit formes et fonctions

    Les idées s’échafaudèrent de plus belle

    Dans le brainstorming de légume.

     

    (Contrairement à ces imbéciles de pois cassés

    Qui réfléchissent comme des saucisses

    Incapables de rouler et de se décoller de la purée compacte).

     

    L’idée géniale légumineuse germa

    Le plan de l’évasion était simple mais audacieux

    Profiter que le couvercle se soulève par l’action de la vapeur

    Et hop s’introduire en clandestin dans une bulle plop-plop

    S’envoler avec elle hors de la casserole

    Et lorsque la montgolfière éclaterait

    Sauter rebondir fuir se libérer et rouler le plus loin possible

    En profitant du vent pourvu qu’il y en ait.

    Avec l'aide de Saint Paulia

    Atterrir dans le jardin ou s’il n’y a pas mieux

    Se planquer sous ses larges feuilles

    Attendant bien silencieusement le printemps prochain.

     

    Le petit pois réussit sa recette à la lettre

    Le lieu précis de sa germination restera secret

    Pour des raisons que vous comprendrez.

     

    A suivre…Dans le prochain épisode, grâce à son tuteur...Vous verrez bien...L'an prochain...

     

     


    27 commentaires
  •  

          Ossip Zadkine. Les Arques, Lot.

     

    Une petite route se perd

    En chemin bien sage

    Sous le feuillage vert

    Non loin d’un petit village *.

     

    Ici un lavoir vêtu de lierre

    Un vent chaud irise nos reflets

    Sur la peau de son eau claire

    En un ondoyant ballet.

     

    Là une petite chapelle

    Au bord du cimetière

    Veille la mémoire éternelle

    Dans une ronde de prières.

     

    Le sentier s’habille de pavés

    Des fenêtres regardent des rues

    Les passants intrigués étonnés

    Observent des statues éperdues.

     

    Dans le silence les oreilles fines

    Percevront l’écho ténu du burin

    Dans la maison d’Ossip Zadkine

    Où notre promenade prend fin.

     

    * Les Arques, Lot. Juillet 2015.

    https://www.youtube.com/watch?v=Jqb9YbrHKMQ

     

     


    21 commentaires
  • Bonjour.

    Entrebaillée sur le vent.

     

    Porte entrebâillée sur le vent

    Fenêtre de garrigue

    Cheminée de soleil

    Pierres sèches

    Murs de houx

    Toit du ciel

    Fil de laine

     

    Entrez

    Entrebaillée sur le vent.

    Entrebaillée sur le vent.

    Entrez

     

    Écho des pas

    Réveil des cigales

    Balancier de l’horloge

    Chuintement du rouet

    Attente de pluie chaude

    Couteau virgule de pain

    Vies accrochées aux murs

    Source de la Chèvre Blanche.

     

     


    36 commentaires
  •  

     

    Fourmi

     

    Une minuscule fourmi en quête de divinités

    Gravissait un tronc avec grande célérité.

    _ « J’ai quitté l’enfer de la fourmilière

    Nul doute qu’au faîte, Janus le passeur

    M’ouvrira les portes du ciel pour le bonheur

    De m’approcher de mon Créateur ».

     

    La fourmi monta, grimpa, escalada, s’éleva,

    Jusqu’à la canopée promise se issa

    Mais nul portier du ciel n'a rencontré.

    Alors lasse, démoralisée, épuisée,

    Elle s’endormit sur la plus haute branche

    De l’arbre dans un lit de fleurs blanches.

     

    Un oiseau du paradis qui volait par là

    Pour son petit déjeuner la goba *.

    Le paradis à tire d’aile elle obtint.

    Pas sûr qu’elle suivait ce dessein.

     

    Conclusion grise :

    On imagine que l’enfer c’est où l’on vit,

    Mais le paradis sera ici quand on l’aura bâti.

     

    Conclusion noire :

    L’enfer est un brouillard d’insecticide,

    Et la folie de la fourmilière est paridicide.

     

    * L’oiseau de paradis ne mange pas de fourmis, mais a-t-on jamais fait remarquer à La Fontaine que ni la cigale mange de vermisseau et ne vit pas l’hiver, ni que la fourmi fait des réserves de grains ?

    Oui, bon, ce qui est pardonnable à La Fontaine ne l’est pas forcément à moi.

    Olala, j’ai le cigare qui enfle, voilà que je me compare à l’illustre maître…

     


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  •  La danse la plue jolie

     

     

     

    La danse la plus jolie

    Est sur la piste de la vie

    Comment faire trois pas

    Sans toi la la la.

     

    Le chant de mon violon

    Est sur ta chanson

    Comment t’écouter

    Sans t’accompagner

     

    Tes mots et tes idées

    Eclairent mes pensées

    Comment s’étourdir

    Sans s’appartenir

     

    Le cristal de ton regard

    Perce mon brouillard

    Comment fermer les yeux

    Sans dormir heureux

     

    D’amour tout entier

    Le jour est ensoleillé

    Comment l’imaginer

    Sans se regarder

     

    Le temps nous dépasse

    Mais ne laisse pas la place

    A l’ennui ou l’indifférence

    Tout recommence.

     

    La danse la plus jolie

    Est sur la piste de la vie

    Comment faire trois pas

    Sans toi la la la.

     


    28 commentaires
  • Bon jour, bonne nuit.

     

    J’écris avec une gomme

    Un silence sur la mémoire

    Un à un les mots métronomes

    S’évanouissent en ondes noires

     

    Sur la portée blanche

    Des accents blancs

    Pour une avalanche

    D’idées et de sentiments.

     

    Ils brillent et s’ombrent

    S’éteignent sous la lune claire

    S’enfoncent dans l’ombre

    Disparaissent dans l’air

     

    C’est une balançoire

    En oscillations musicales

    Qui s’élance dans la brise du soir

    Et se fige dans la rosée matinale.

     

    J’écris avec une mine noire

    Une à une sur l’écritoire

    Sonnent résonnent et s’enfuient

    Des notes noires sur l’amie nuit.

     

     

    Avec une gomme.

    Avec une gomme.  Avec une gomme.

     

       

      

      

     


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  • Bonjour,

    C'est une villégiature

    Un ménage de printemps

    Bien calé dans mes chaussures

    J'écoute mes pas lents.

     

    Dans un sommeil indolent

    Je glisse la plume sur le papier

    Je reviendrai prochainement

    Faire courir mes doigts sur le clavier.

     

    Je me faufilerai dans vos blogs

    Furtivement silencieusement

    Je pars pour un autre globe

    Pas à pas de temps en temps.

    Villégiature...

     Jusqu'au revoir.

    Prenez soin de vous.

     

     


    19 commentaires
  • Pourquoi cette photo m'a donnée l'idée d'une liste de métiers improbables ? Ai-je imaginé une araignée myope ?

     

    Ophtalmo es araignée.

    Allumeur de vraies bergères

    Allumeuse de vrais berbères

    Arbitre de combat de coqs

    Barbier es extrémistes

    Bourreau des cœurs

    Chausseur de millepatte

    Chirurgien en charcuterie

    Coiffeur de chauves-souris

    Compteur-trieur de grains de sable

    Débroussailleur de sourcils

    Démêleur de queues de singes

    Déménageur de taupe

    Démineur de crayon

    Dentiste prothésiste pour crocodiles

    Dresseur de nounours en peluche

    Electrichien

    Eleveur de grues

    Entraineur de pois sauteurs

    Faux monnayeur de billets du Monopoly

    Fondeur de glaçon

    Fouilleur de crotte

    Garde-chasse au papillon

    Généraliste en spécialité

    Goutteur d’eau lourde

    Graveur sur beurre

    Huissier d’injustice

    Hypnotiseur de mouche tsé-tsé

    Informaticien montreur de puce

    Ingénieur du son de blé

    Jardinier du bitume

    Jockey de chevaux de bois

    Juge de destruction

    Maitre d’hôtel de passe

    Marteleur à bomber le verre

    Nourrice d’eau

    Ophtalmo es araignées

    Ostéoquatrepathe pour chien et chat

    Parfumeur de lisier

    Pêcheur d’idées

    Peigneur de girafe

    Pétrolier de la mer noire

    Piétineur de taupinières

    Pilote de course en épicerie

    Photographe de divorces

    Plombier es sous-marin

    Poète de saloon

    Polisseur de pavés

    Politicien marionnettiste

    Prof de math moderne, barbe naissante exigée

    Professeur de philoguidé

    Relieur de millefeuille

    Renifleur de pétrole

    Restaurateur de restaurants en ruines

    Souffleur de baudruche

    Spécialiste en généralité

    Surfeur sur toile cirée

    Tailleur de queue de pie

    Toréador d’escargots

    Tromboniste de bureau

    Violoniste de prison

     

     

    Et pour finir (provisoirement) avec Pierre Dac :

    Recherchons scieurs de large et scieurs de long pour fabrication de pavés en bois.

     

     


    27 commentaires
  •  

    L'ennui.

    De la fenêtre béante

    Dégouline du cafard mou.

     

    A la fenêtre maussade pendent

    Des rideaux tissés de fades heures.

     

    De tout le mur décrépis

    Suintent des dégouts visqueux.

     

    Derrière les persiennes closes

    La lassitude est un long silence.

     

    Dans l’escalier aux marches collantes

    L’ennui s'enfonce à pas lourds.

     

    Par le soupirail étouffant

    L’expiration rampe sur le ventre de la rue.

     

    Et nous, Amour au milieu du pré fleuri

     Nous buvons une vie pétillante.

     

     

    L'ennui.


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  •  

    A l'encre de l'air.

     Images en pluie songes de vents

    Le vaisseau imaginaire se débat

    La houle mémoire berce les moments

    D’un bord à l’autre de haut en bas

     

    Des vagues de mots se déroulent

    Sur les écueils des heures qui passent

    Des tourbillons de formes s’envolent

    Des bulles de bruits claquent en surface.

     

    Au bord des failles profondes

    Les émotions de plomb s’impatientent

    Goutte à goutte des idées fondent

    Glissent en algues ondulantes.

     

    L’indéchiffrable message

    Roulé dans une bouteille verte

    S’est échoué sur le rivage

    Sur le sable noir de la nuit inerte.

     

    Amnésie de mes rêves

    Le matin quand tout s’éclaire

    La feuille oubliée sur la grève

    Est écrite à l’encre de l’air.

     


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  • Je suis ouvrière Je m’appelle Naomi

    A bout de bras je porte plus lourde que moi

    Une énorme valise d’un poids infini

    Je saute du wagon d’un laborieux convoi.

     

    Je suis bousculé poussée en avant

    Je tombe je roule je cours

    Tous mouvements est harassant

    Je lâche tout c’est trop lourd.

     

    En bas le quai en haut le désespoir

    La rampe ne conduit pas ailleurs

    Ni issue de secours ni échappatoire

    Rien à faire c’est le salaire de l’horreur.

     

    A la moindre velléité d’indignation

    Des aboyeurs es files indienne

    Me renvoient à coups de bâton

    Vers ma mort de plébéienne.

     

    Je m’appelais Naomi je suis ouvrière

    D’autres choisirent des habits noirs et gris

    Je savais que ma vie ne valait pas cher

    J’avais une étoile jaune je suis anéantie.

     

    1945-2015, 70ème anniversaire de la libération des camps nazis.

    Cette émission est ré-écoutable sur le site de France Culture : http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-collection-particuliere-des-femmes-et-des-bebes-a-ravensbrueck-2015-01-29

     


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