•  

     

    Fourmi

     

    Une minuscule fourmi en quête de divinités

    Gravissait un tronc avec grande célérité.

    _ « J’ai quitté l’enfer de la fourmilière

    Nul doute qu’au faîte, Janus le passeur

    M’ouvrira les portes du ciel pour le bonheur

    De m’approcher de mon Créateur ».

     

    La fourmi monta, grimpa, escalada, s’éleva,

    Jusqu’à la canopée promise se issa

    Mais nul portier du ciel n'a rencontré.

    Alors lasse, démoralisée, épuisée,

    Elle s’endormit sur la plus haute branche

    De l’arbre dans un lit de fleurs blanches.

     

    Un oiseau du paradis qui volait par là

    Pour son petit déjeuner la goba *.

    Le paradis à tire d’aile elle obtint.

    Pas sûr qu’elle suivait ce dessein.

     

    Conclusion grise :

    On imagine que l’enfer c’est où l’on vit,

    Mais le paradis sera ici quand on l’aura bâti.

     

    Conclusion noire :

    L’enfer est un brouillard d’insecticide,

    Et la folie de la fourmilière est paridicide.

     

    * L’oiseau de paradis ne mange pas de fourmis, mais a-t-on jamais fait remarquer à La Fontaine que ni la cigale mange de vermisseau et ne vit pas l’hiver, ni que la fourmi fait des réserves de grains ?

    Oui, bon, ce qui est pardonnable à La Fontaine ne l’est pas forcément à moi.

    Olala, j’ai le cigare qui enfle, voilà que je me compare à l’illustre maître…

     


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  •  La danse la plue jolie

     

     

     

    La danse la plus jolie

    Est sur la piste de la vie

    Comment faire trois pas

    Sans toi la la la.

     

    Le chant de mon violon

    Est sur ta chanson

    Comment t’écouter

    Sans t’accompagner

     

    Tes mots et tes idées

    Eclairent mes pensées

    Comment s’étourdir

    Sans s’appartenir

     

    Le cristal de ton regard

    Perce mon brouillard

    Comment fermer les yeux

    Sans dormir heureux

     

    D’amour tout entier

    Le jour est ensoleillé

    Comment l’imaginer

    Sans se regarder

     

    Le temps nous dépasse

    Mais ne laisse pas la place

    A l’ennui ou l’indifférence

    Tout recommence.

     

    La danse la plus jolie

    Est sur la piste de la vie

    Comment faire trois pas

    Sans toi la la la.

     


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  • Bon jour, bonne nuit.

     

    J’écris avec une gomme

    Un silence sur la mémoire

    Un à un les mots métronomes

    S’évanouissent en ondes noires

     

    Sur la portée blanche

    Des accents blancs

    Pour une avalanche

    D’idées et de sentiments.

     

    Ils brillent et s’ombrent

    S’éteignent sous la lune claire

    S’enfoncent dans l’ombre

    Disparaissent dans l’air

     

    C’est une balançoire

    En oscillations musicales

    Qui s’élance dans la brise du soir

    Et se fige dans la rosée matinale.

     

    J’écris avec une mine noire

    Une à une sur l’écritoire

    Sonnent résonnent et s’enfuient

    Des notes noires sur l’amie nuit.

     

     

    Avec une gomme.

    Avec une gomme.  Avec une gomme.

     

       

      

      

     


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  • Bonjour,

    C'est une villégiature

    Un ménage de printemps

    Bien calé dans mes chaussures

    J'écoute mes pas lents.

     

    Dans un sommeil indolent

    Je glisse la plume sur le papier

    Je reviendrai prochainement

    Faire courir mes doigts sur le clavier.

     

    Je me faufilerai dans vos blogs

    Furtivement silencieusement

    Je pars pour un autre globe

    Pas à pas de temps en temps.

    Villégiature...

     Jusqu'au revoir.

    Prenez soin de vous.

     

     


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  • Pourquoi cette photo m'a donnée l'idée d'une liste de métiers improbables ? Ai-je imaginé une araignée myope ?

     

    Ophtalmo es araignée.

    Allumeur de vraies bergères

    Allumeuse de vrais berbères

    Arbitre de combat de coqs

    Barbier es extrémistes

    Bourreau des cœurs

    Chausseur de millepatte

    Chirurgien en charcuterie

    Coiffeur de chauves-souris

    Compteur-trieur de grains de sable

    Débroussailleur de sourcils

    Démêleur de queues de singes

    Déménageur de taupe

    Démineur de crayon

    Dentiste prothésiste pour crocodiles

    Dresseur de nounours en peluche

    Electrichien

    Eleveur de grues

    Entraineur de pois sauteurs

    Faux monnayeur de billets du Monopoly

    Fondeur de glaçon

    Fouilleur de crotte

    Garde-chasse au papillon

    Généraliste en spécialité

    Goutteur d’eau lourde

    Graveur sur beurre

    Huissier d’injustice

    Hypnotiseur de mouche tsé-tsé

    Informaticien montreur de puce

    Ingénieur du son de blé

    Jardinier du bitume

    Jockey de chevaux de bois

    Juge de destruction

    Maitre d’hôtel de passe

    Marteleur à bomber le verre

    Nourrice d’eau

    Ophtalmo es araignées

    Ostéoquatrepathe pour chien et chat

    Parfumeur de lisier

    Pêcheur d’idées

    Peigneur de girafe

    Pétrolier de la mer noire

    Piétineur de taupinières

    Pilote de course en épicerie

    Photographe de divorces

    Plombier es sous-marin

    Poète de saloon

    Polisseur de pavés

    Politicien marionnettiste

    Prof de math moderne, barbe naissante exigée

    Professeur de philoguidé

    Relieur de millefeuille

    Renifleur de pétrole

    Restaurateur de restaurants en ruines

    Souffleur de baudruche

    Spécialiste en généralité

    Surfeur sur toile cirée

    Tailleur de queue de pie

    Toréador d’escargots

    Tromboniste de bureau

    Violoniste de prison

     

     

    Et pour finir (provisoirement) avec Pierre Dac :

    Recherchons scieurs de large et scieurs de long pour fabrication de pavés en bois.

     

     


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  •  

    L'ennui.

    De la fenêtre béante

    Dégouline du cafard mou.

     

    A la fenêtre maussade pendent

    Des rideaux tissés de fades heures.

     

    De tout le mur décrépis

    Suintent des dégouts visqueux.

     

    Derrière les persiennes closes

    La lassitude est un long silence.

     

    Dans l’escalier aux marches collantes

    L’ennui s'enfonce à pas lourds.

     

    Par le soupirail étouffant

    L’expiration rampe sur le ventre de la rue.

     

    Et nous, Amour au milieu du pré fleuri

     Nous buvons une vie pétillante.

     

     

    L'ennui.


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  •  

    A l'encre de l'air.

     Images en pluie songes de vents

    Le vaisseau imaginaire se débat

    La houle mémoire berce les moments

    D’un bord à l’autre de haut en bas

     

    Des vagues de mots se déroulent

    Sur les écueils des heures qui passent

    Des tourbillons de formes s’envolent

    Des bulles de bruits claquent en surface.

     

    Au bord des failles profondes

    Les émotions de plomb s’impatientent

    Goutte à goutte des idées fondent

    Glissent en algues ondulantes.

     

    L’indéchiffrable message

    Roulé dans une bouteille verte

    S’est échoué sur le rivage

    Sur le sable noir de la nuit inerte.

     

    Amnésie de mes rêves

    Le matin quand tout s’éclaire

    La feuille oubliée sur la grève

    Est écrite à l’encre de l’air.

     


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  • Je suis ouvrière Je m’appelle Naomi

    A bout de bras je porte plus lourde que moi

    Une énorme valise d’un poids infini

    Je saute du wagon d’un laborieux convoi.

     

    Je suis bousculé poussée en avant

    Je tombe je roule je cours

    Tous mouvements est harassant

    Je lâche tout c’est trop lourd.

     

    En bas le quai en haut le désespoir

    La rampe ne conduit pas ailleurs

    Ni issue de secours ni échappatoire

    Rien à faire c’est le salaire de l’horreur.

     

    A la moindre velléité d’indignation

    Des aboyeurs es files indienne

    Me renvoient à coups de bâton

    Vers ma mort de plébéienne.

     

    Je m’appelais Naomi je suis ouvrière

    D’autres choisirent des habits noirs et gris

    Je savais que ma vie ne valait pas cher

    J’avais une étoile jaune je suis anéantie.

     

    1945-2015, 70ème anniversaire de la libération des camps nazis.

    Cette émission est ré-écoutable sur le site de France Culture : http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-collection-particuliere-des-femmes-et-des-bebes-a-ravensbrueck-2015-01-29

     


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  •  

    Convoi.

     

     

    Je suis ouvrière je m’appelle Mimi

    Sur la tête je porte plus gros que moi

    D’énormes fardeaux d’un poids infini

    Du matin au soir un laborieux convoi.

     

    Je suis bousculé en descendant

    Je tombe je roule je cours

    Monter est épuisant harassant

    Je suis chargée c’est trop lourd.

     

    En bas le quai en haut le désespoir

    La rampe ne conduit pas ailleurs

    Ni issue de secours ni échappatoire

    Rien à faire c’est le salaire de l’horreur.

     

    A la moindre velléité d’indignation

    Des aboyeurs es files indienne

    Me renvoient à coups de bâton

    Dans ma vie et ma mort de plébéienne.

     

    Je m’appelle Mimi je suis née ouvrière

    D’autres naissent soldats en panoplie

    Je travaille je nourris la Reine-Mère

    Je m’appelle Mimi, Mimi la fourmi.


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  •  

                                                      (Mauriac, Cantal - 2013)

                                                               1) Ecouter. 2) Lire.

       (9 secondes. Composition perso, zoom H2)

     

     

    C’est l’heure de rentrer à la maison

    Ne pas rencontrer l’imprévu qui mord

    La pleine lune monte à l’horizon

    Reste dans ton lit jusqu’à l’aurore.

     

    Au hasard d’une rue sombre

    Un personnage marche en rêvant

    A sa rencontre flotte une ombre

    Sur un brouillard transparent.

     

    Le temps semble ralentir lentement

    Tandis que ses oreilles bourdonnent

    L’écho de ses pas sonne sourdement

    Tandis que le tic-tac de sa montre résonne.

     

    L’ombre mouvante n’approche pas

    Elle avance menaçante sans marcher

    Son regard invisible ne perce pas

    Elle glisse vaporisée sans onduler.

     

    Le passant égaré tous poils hérissés

    Sent des gouttes de sueur perler

    Une à une elles piquent d’un flux glacé

    Entre ses omoplates contractées.

     

    Mu par un aimant irrésistible

    Les yeux fixement écarquillés

    Sa volonté anéantie par l’invisible

    Paralysé l’épouvante l’a embrassé.

     

    Abandonné au sacrifice de sang répandu

    Victime soumise au rôle de proie éperdue

    Il reconnait enfin son reflet ténu

    Dans la vitrine du troquet au bout de la rue.

     

    Ah ah ah ah ah

    Rencontre mordante.


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  • Tout pour l'enfant.

     

    Un passage le matin un passage le soir

    Des hombres de la calle* passent et repassent

    Les yeux du mur s’ouvrent sur du noir

    De droite à gauche les rideaux s’effacent.

     

    Accoudées impavides livides

    Des âmes pneumatiques

    Se remplissent et se vident

    D’air et de cigarettes toxiques.

     

    Du deuxième un cri tombe

    Et interpelle un courant d’air

    Qui sort dans la rue en trombe

    La porte claque en colère.

     

    Son sillage effraie les feuilles mortes

    _ Où vas-tu ? _ Qu’est-ce ça peut t’ faire ?

    Il traine une rancœur sourde et forte

    Un ciel d’usine dans son regard de travers.

     

    Au rez-de-chaussée plus bas que bas

    Deux fenêtrent souffreteuses

    Discutent haut le bout de gras

    Dans les vapeurs de lessiveuse.

     

    Midi sent le jambon coquillettes

    Quatre à quatre l’escalier éclate sa joie

    Les marches se gondolent** à coup de sandalettes

    _Les quilles à la vanille les gars au chocolat !

     

    Ça fait des mélanges de souvenirs d’enfants

    Dans cette vie où les rires se verdegrisent

    Ça laisse les hombres de la calle* indifférents

    Qui s’en moquent comme d’une cerise.

     

    *Homme de la rue en Espagnol.

    **Rire, rigoler, se tordre de rire.


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  •  

    L'épouvantail.

     

    Sur mes cheveux en bataille

    Le chapeau qui me sied bien

    Est tissé en brins de paille

    Et abrite ma cervelle de foin.

     

    Deux longs bras en paille

    Sortent de mon maillot de lin

    Et des doigts en broussaille

    Aux bouts de mes mains.

     

    Dans ma cotte de paille

    Sur mes jambes en coton

    Je surveille les semailles

    Du jardin d’alimentation.

     

    Je règle la pagaille

    Pour que chaque zozio

    Ait sa part de mangeaille

    Tous les jours In extenso.

     

    << Hé ho M’sieur Dame La Caille*

    N’oubliez pas de rapporter

    A vos poussins qui piaillent

    Leurs déjeuners de graminées >>.

     

    Hélas hélas mon travail

    N’est pas du goût du jardinier

    Un peu fâché en représailles

    Dans la maison je suis retraité.

     

    Mon jardinier n’est pas si canaille

    De la fenêtre je souris aux passants

    C’est la chambre de la marmaille

    J’ai les bises des enfants

     

    J’étais Épouvantail

    Qui accueillait les oiseaux le jour

    Maintenant je suis Aimantail

    Pour attirer l’Amour.

     

    *http://www.oiseaux.net/oiseaux/caille.des.bles.html

     

     

    L'épouvantail.


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  •  

     

    Le Marché.

     

     

    Achetez mes choux fleurs bretons

    Mes cocos de Paimpol

    Pour faire un compte rond

    J’vous donne une scarole ?

     

    Dans les effluves des camemberts

    Du crémier fromager d’à côté

    Le chaland colle son blaire

    Sur les culs des melons dorés.

     

    Au coin de la halle ça swing d’enfer

    Le gamin joue la pompe à gogo

    Le vieux chatouille sa grand-mère*

    De la guitare du manouche jaillit Django.

     

    A l’étal des galettes saucisses

    Sur les tuiles** chaudes valsent les râteaux***

    Un trait de moutarde ? Humm un délice

    C’est avalé comme ça tout chaud.

     

    Dans un parapluie ouvert à l’envers

    Des mains brassent des chaussettes

    Celles-ci vous les avez en vert ?

    Dedans c’est des bouclettes ?

     

    Le ventre à ressort du charcutier

    Danse entre les saucisses de Morteau

    Les chipolatas les jambons le pâté forestier

    Ses fesses bousculent une pile de cageots.

     

    Ça sent le poisson dans la glace pilée

    Je coupe la tête Je l’écaille Je le vide ?

    Au court bouillon bien assaisonné

    Dix minutes eau frémissante c’est rapide.

     

    Midi on remballe dans le bruit des camions

    Le parapluie est replié Sous mes yeux attristés

    Les invendus des légumes de saison

    Sont récoltés par des ventres affamés.

     

     

    * Parmi vous, il y a bien un musicien qui saura ce qu'est une grand mère,

    **, ***  et un Breton  qui expliquera la tuile chaude et le râteau.

     

     


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  •  

    Mots de tête.

     

     

    Tête dure : partout autour de la Bretagne, quelques cas cependant à l’intérieur.

    Tête de pioche : voir ci-dessus.

    Tête de lit : en général côté mur, pour éviter le port du casque durant la nuit.

    Tête de pipe : quand la fumée sort par les oreilles.

    Têtes de piafs : expression archi-fausse, Ils savent très bien repérer les mangeoires.

    Tête au carré : ne suppose pas de grandes connaissances en mathématiques.

    Tête à queue : Davy Crockett.

    Tête à claques : moi, en ce moment.

    Tête de Turc : nationalité absolument pas nécessaire pour en être une.

    Tête de veau : c’est la sauce qui compte.

    Tête de mort : souvent décorée d’un bandeau sur l’œil parfaitement inutile.

    Tête d’enterrement : la circonstance n’est pas obligatoire.

    Tête de choco : pâtisserie , version politiquement correcte d’une friandise qui portait un autre nom pendant notre misérable histoire coloniale (Vous noterez les circonvolutions hypocrites pour ne pas dire le mot !).

    Tête pensante : commanditaire introuvable de scandales financiers.

    Tête de mule : hi han.

    Tête nucléaire : champignon vénéneux.

    Tête de ligne : premier dans les concours de pêche.

    Têtes blondes (nos chères…) : surtout dans les publicités TV.

    Tête fraisée : publicité mensongère, sent plutôt le tournevis qui dérape.

    Tête de clou : spécialité bricoleuse pour écraser les doigts.

    Tête du client : en dollars de préférence.

    Tête à tête : bougies, coquillettes, huile d’olives et champagne.

    Têtes couronnées : belote, rebelote et dix de der.

    Tête de liste : s’il n’en reste qu’un….

    Bille en tête, je vous laisse compléter la liste sans queue ni tête.


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  •  

    La fusée.

     

    10  C’est l’heure de tout lâcher

    9    L’heure de s’envoler

    8    De viser dans le ciel un passage

    7    De se faufiler entre les nuages

     

    6    La fusée est prête

    5    La fusée fourgonnette

    4    Le décompte s’égrène

    3    Vers des vrilles aériennes

     

    2    Glisser sans un bruit

    1    Dans les draps de la nuit

    0    S’évader sans s’en faire

          Dans la rêvosphère.


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  •  

    Le chêne.

     

    La Solitude le Temps

    Le Chêne immense et solitaire

    Est mort debout à bout de force

    Les champs ont mangé ses frères

    Les cheminées ont eu son écorce.

    La Vie le Souffle

    Voix du vent dans ses ramures

    Il accompagnait les mélodies des linottes

    De ses grandes orgues les notes pures

    Faisaient écho aux chants des hulottes.

    La Vie l’Amour

    Délicatement amoureux

    Il embrassait dans ses bras de géant

    Les poussins des oiseaux heureux

    Les museaux des écureuils fringants.

    L’Eau la Lumière

    Ses pensées chatouillaient les nuages

    Qui riaient aux larmes de pluie précieuse

    Il tendait au soleil son feuillage

    Qui frissonnait en vibrations gracieuses.

    Les Racines La mémoire

    Mille haches à coups lourds

    Ont brisé son cœur qui s’arrêta

    Dans un long hurlement sourd

    Le tronc vacilla la Terre trembla.

    Le Désespoir le Deuil

    Il est couché dans un linceul de poussière

    La sève pure écoulée dans les sillons

    Mis à nu écorché sans prière

    Les billots alignés en procession.

    L’Espoir le Renouveau

    Oh mais voilà peut-être un Gepetto inspiré

    Qui passe par hasard en vélo

    Il pourrait avoir une lumineuse idée

    Des frères pour Pinocchio.

     

    PS : Merci Carlo Collodi.

     


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    Coeur.

     Si près toujours

    Tous les deux

    Nuits et jours

    Yeux dans les yeux

     

    Course du temps

    Souffles partagés

    Portés par le vent

    Pensées emmêlées

     

    Émotions échangées

    Cœur contre cœur

    Ambiance de foyer

    Chant du bonheur

     

    Secondes vécues

    Matin soir matin

    Chemin parcouru

    Main dans la main.

     

     

    Coeur.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    (montage The Gimp)

     

     

     


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    Assemblée générale.

     

    C’est l’assemblée générale

    Ils sont venus à tire d’ailes

    La famille Hiboux se pavane

    La famille Chouette ricane.

     

    Le Grand-Duc à sa place de doyen

    Toisait son monde d’un air hautain

    Promenait sa majestueuse silhouette

    Sur fond de lune dans la nuit muette.

     

    Ses cousins les Moyens Ducs

    Avaient trouvé un bon truc

    Profitant lâchement de la nuit

    Pour piquer aux corneilles leurs nids.

     

    La fée Effraie qui fait peur à tort

    Descendue de son clocher tors

    Était venue se taper la cloche

    C’était loin d’être la plus moche.

     

    Il y avait aussi la vieille Chevêche

    Connue pour son caractère revêche

    Son mari un Chevêchon aigri

    Était gai comme un bonnet de nuit

     

    La toute petiote Hulotte

    L’hurluberlue vive et rigolote

    Poussait la chansonnette

    En roulant ses drôles de mirettes.

     

    Cette satanée crapule de Harfang

    Et tous les bandits de son gang

    Vendaient de la neige frelatée

    AOC de l'arctique mal raffinée.

     

    Hibou des marais ne se marrait pas

    Il était chassé de son habitat

    Une belle zone humide

    Promis à un aéroport stupide.

     

    Bref Tout ce petit monde

    Organisait une table ronde

    Rédigeait un cahier de doléances

    Listait des rouspétances.

     

    Après l’abolition des crucifixions

    Sur les portes des maisons

    Par bêtise et par ignorance

    Aux noms d’idiotes croyances,

     

    Restait à imposer les revendications

    Sur le danger des fils à haute-tension

    Et exiger des chapeaux de protection

    Sur les poteaux creux du téléphon.

     

     

    En savoir plus :

    http://alsace.lpo.fr/index.php/poteaux-creux-pieges-a-oiseaux

    http://www.oiseaux.net/oiseaux/grand-duc.d.europe.html

    http://www.oiseaux.net/oiseaux/hibou.moyen-duc.html

    http://www.oiseaux.net/oiseaux/effraie.des.clochers.html

    http://www.oiseaux.net/oiseaux/chouette.hulotte.html

    http://www.oiseaux.net/oiseaux/harfang.des.neiges.html   (aussi observé dans le Hâble de Ault (80) et à Ouessant (29))

    http://www.oiseaux.net/oiseaux/hibou.des.marais.html


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  •                                                                                       (photoen et bidouillage The Gimp)

    Dans mon oreille est entré

    Le chuintement des crayons

    Sur la feuille de papier

    Des dessins et nous rions

     

    Dans mon oreille sont entrés

    Des claquements de canons

    Des explosions des fumées

    Des cris et nous pleurons

     

    Dans mon oreille sont entrés

    Les zéros asociaux abscons

    Les flux de haine incontrôlés

    Mais aussi de la compassion.

     

    Dans mon oreille est entrée

    La rumeur de l’indignation

    Alors nous avons marché

    Avec ‘’Je suis Charlie’’ sur des petits cartons

     

    Dans mon oreille est entré

    Ce matin le tiruli d’un mignon

    Zozio perché sur l’antenne TV

    Est-ce que nous oublierons  ?

     

     

     


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  • L'escargot faquir.

     

    Faquir sans faconde

    Assis sur un tapis de clous

    Je m’isolais du monde

    Pour ne pas devenir fou

     

    Je ne sentais plus rien

    Elevant mon esprit

    Dans des rêves aériens

    Et des méditations infinies

     

    Mon souffle suspendu

    Je quittais l’existence

    Le corps incinéré disparu

    Dispersé en évanescence

     

    Dans sa grande sagesse

    La Nature m’a remis sur un pied

    Réincarné à toute vitesse

    En escargot coquillé

     

    Connaissant mon penchant

    Elle m’a posé sur ce chardon

    J’aime la vie qui a du piquant

    Et la bière avec du Picon ***

     

    Mais un jour dans un bistrot

    Ayayayaïe ! Le nez farci de persil

    Au bout d’un pique à escargot

    Je finirai dans un gosier ravi.

     

    Que je renaisse encore

    Que je sois acuponcteur

    Avec des aiguilles d’or

    Pour soigner les cœurs.

     

    *** (A boire avec modération).


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  • (Montpelier le vx-1978, négatif B&N 24x36, Nikon FM-50mm, num Epson, retouches Gimp)

     

    Se prendre les pieds dans la vie

    Le corps broyé endolori

    Tomber de pièges en trous

    Ramper sur les coudes les genoux

     

    Les épines et les cailloux raclent

    Les mains accrochées aux obstacles

    Les ongles enfoncés dans la terre

    Je me hisse vers la lumière

     

    Et épuisé enfin j’arrive là-haut

    Je m’endors et nais de nouveau

    Emporté sur des nuages de tranquillité

    Pour respirer vivre et aimer.

     PS :

    Quelques années ont passé

    Pour raviver mon émotion fanée

    Je suis retourné dans ce lieu

    Je n’en croyais pas mes yeux

    Sur les racines torturées

    Avait poussé un escalier.

     

     

     


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  • Joyeux Noël

    (Négatif 24x36 B&N bien malades mais évocateurs, num Epson, Retouche GIMP)

     

    Au 8 ème Droit fait pas chaud

    Ce soir de Noël 1961

    Wâouuu Pour mon bébé un landau

    Ouaaîîî Des cow-boys des indiens

     

    M’man et P’pa n’ont pas allumé

    Le poêle à charbon

    Pas facile pour le Père Noël

    D’atterrir dans les tisons

     

    En sautant de son traineau

    Passer le ventre

    La hotte sur le dos

    Faut bien que ça rentre

     

    Comment se glisser dedans

    Avec toute cette fumée

    Aveuglante en évitant

    De se tromper de cheminée

     

    Et d’apporter au voisin

    Ta panoplie de fée

    Mon petit train

    La fête serait gâchée

     

    M’man et P’pa ont bien eu raison

    Comme ils sont prévoyants

    De ne pas mettre de charbon

    Nous avons nos jouets minuit sonnant.

     

    Dans une boite à chaussures

    Ces photos : nous nos trombines réjouies

    Indifférents à la température

    Nous étions au paradis

     

    Je souhaite à tous les enfants

    Et aux adultes qui le resteront

    Les mêmes Joies Bonheurs

    Et belles émotions.

     

     


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  • Cette fois, c’est une photo que mon P’pa a faite en 1960 que j’ose détourner. Votre serviteur est dans le bolide N°9, ma ‘tite sœur dans la charrette. Aux rênes de la charrette, un copain peut être.

    A fond!

                                                                                  (Négatif B&N 24x36, num Epson, retouche Gimp et clic sur la photo).

    Sur une petite route de campagne, deux occupants d'une petite carriole tirée par un cheval : c'est Eux.

    Un pilote du dimanche, au volant d'une voiture rapide, arrive derrière  : c'est Lui.

    La conversation s'engage.

    Eux : _ Mémé accroche toi

     Voilà un nerveux

     Lui : _ Manquait plus que ça

      Un char qui roule à deux

     

     Eux : _ Regarde-moi cette andouille

       Qui double en plein virolo

     Lui : _ Qu’est-ce t’as pôv’ nouille

       Tu veux ma photo

     

     Eux : _ Hé ton permis Fangio

      C’est un cadeau bonus

     Lui : _ Tu pus du pot

       Gros minus

     

    Eux : _ Espèce d’âne

     Descends un peu pour voir

     Lui : _ Écrase banane

      Cuve ton pinard

     

     Eux : _ Branluchon du champignon

      Aspirateur à mémère

     Lui : _  Bec à foin bouffon

       Traine grand-mère

     

     Eux : _ Fondu du klaxon

      Triple-buse l’éclaire***

     Lui : _  A vot’ canasson

       Donnez du super.

     

    Epilogue :

     En haut de la côte

     Sur la peau de banane

     Le bolide dérape capote

     Embrasse un platane

     Moralité :

     Inutile de doubler

     Pour au stop arriver premier.

     PS :

     Le platane n’a rien.

     Le pilote a le nez dans le plâtre.

     Lui n'a rien à voir avec moi no.

             *** toute ressemblance avec un personnage de dessin animé est absolument fortuite !

     

     

     

     

     

     

     


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  • A notre P'pa

    Un coup de marteau sur les doigts.

     

    Voilà c’est fermé

    Puisque je vous dis que c’est fermé

    F.E.R.M.É : fermé

    Verrouillé cadenassé.

     

    Il ne reste plus que du rien

    Ou alors des trucs si anciens

    Pas besoin qu’un gardien

    Veille sur cette mine à chagrin.

     

    D’ailleurs je pourrai ouvrir

    Cela vous ferait sourire.

    Des trucs inutiles souvenirs

    Continueront à pourrir.

     

    Fonds desséchés de peinture satin

    Rouille des outils de jardin

    Sciure de vieilles planches en pin

    Pour les vers qui ont faim

     

    P’pa ne bricole plus ici.

    Croyait pas au paradis.

    _«... Le paradis c’est ici !.. »

    Disait-il avec défi.

     

    Epilogue :

    _« ‘tain merde ! ». Maintenant c’est moi

    Maladroit qui hurle à pleine voix.

    Quand je me tape sur les doigts

    Avec ton marteau quelques fois.


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  •  

        

                                                                        Larguer les amarres  Larguer les amarres  Larguer les amarres

     

    Pensée rêveuse (sans somnif) : 

    Des voiles brodées de nuages

    Sur un tissu fin de ciel bleu

    M’emportent loin du rivage

    Sur des vagues de coton soyeux.

     

    Pensée laborieuse (travailler plus pour gagner plus) :

    Le tricot c’est dingue et compliqué

    Toutes ces p’tites ou grosses aiguilles

    Tous ces fils tous ces nœuds emmêlés

    Je ne fabrique que des guenilles.

     

    Pensée Pressée (le citron stressé) :

    En partant du port de Saint Malo

    Même très tôt dès demain matin

    J’arriverai trop tard à Bordeaux

        Vaut mieux que je prenne le train.

     

    Pensée météorologique 

    (hommage à Albert Simon et Jean Breton):

    Une tempête excentrique

    Provoquerait un démâtage

    Et le dérèglement atmosphérique

        L’échouage à cause de l’orage.

     

    Pensée enfantine (la-la-lèreeuuu) :

    Maman les p’tits bateaux

    Pourquoi avancent-ils avec le vent ?

    Pourquoi flottent-ils sur l’eau ?

    J’en veux un pour quand je s’rai grand

     

    Pensée Cauchemardesque 

    (l’araignée, l’araignée est tombée dans la purée) :

    Elles grouillent innombrables et dantesques

    Les épeires les argiopes tissent des pièges enchevêtrés

    Leurs appétits sont gargantuesques

    Tous les marins enRhumés sont dévorés

     

    Pensée médicale et écolo 

    (sur un combat perdu d’avance) :

    Les piqures dressées sans conviction

    Vaccinent la couche d’ozone

    Contre le puissant virus pollution

    Et les excréments d’oxyde de carbone

     

    Pensée pirate (bandeau sur l’œil et jambe de bois) :

    Mes gaillards z’étes prêts pour l’abordage ?

    Vif à cracher y’a combien d’canons ?

    Pour faire des razzias des piratages ?

    Et remplir d’or la soute à ras l’pont ?

     

    Pensée du pêcheur (en eaux troubles) :

    Avec toutes ces cannes à pêche

    Toutes ces lignes d’hameçons

    Rentrer au port avec la dèche

    On aurait l’air de pov'thons

     

    Pensée hors sujet

    (à la manière de Pierre Dac, le talent en moins):

    Ce n’est pas sans une certaine perplexité

    Que je pense au temps précis de cuisson

    Pour faire une bouillabaisse bien cuisinée

    Avec Mare Nostrum et ses poissons.

     

    Pensée à pensées (le presse purée) :

    Mes élucubrations maritimes

    S’échouent là lamentablement

    A votre tour chers moussaillons anonymes

    De prendre la marée en rigolant.


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  • Lorsque j’aurai bu tout ça

    Je remontrai l’escalier très étroit

    Sur les murs vagues et géants

    D’une épaule sur l’autre m’appuyant

     

    Des tourbillons de marches porteront

    Mollement mes pieds en tire-bouchons

    Ma carcasse gondolée en équilibre flou

    S’évanouira en sursauts mous

     

    Ma main sera une algue folle

    La rampe une longue anguille molle

    La tête un galet roulé par des vagues de vin

    L’horizon ondulera dans mes yeux éteints

     

    Tout en haut des marches enfin arrivé

    Je serai à genoux pour dégobiller et prier

    Le ciel lourd et noir qui s’abattra sur moi

    Et écrasera ma misérable gueule de bois

     

    Mais hé hé hé de tout cela rien n’est arrivé

    C’est une seule fraiche petite gorgée

    De nectar fin délicieux et raffiné

    Qui entre mes lèvres a glouglouté

     

    J’ai senti toutes les odeurs

    Des fruits du miel et des fleurs

    Jaillirent en bulles frileuses

    Dans mon nez et mon âme joyeuse

     

    Epilogue :

    Dans ma voiture au carrefour plus loin

    La maréchaussée filtre au check-point

    Rien pas un effluve pas une molécule

    Pour l’éthylotest qui en reste sur son cul.


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  • A ma Maman

    A quoi penses tu ?

     

    A quoi penses-tu Maman ?

    Où es-tu maintenant ?

    Où sont passés tes fous rires ?

    A peine as-tu un souvenir

    Qu’il s’évanouit en paroles inachevées

    Ou en confusions dispersées

    Ces questions je les garde pour moi

    Elles ne font qu’ajouter du désarroi

     

    Alors il nous reste l’immédiateté

    Vivre l’instant présent instantané

    Des parties rigolotes de dominos

    Ou haletantes de petits chevaux

    Tu mets le double trois sur un six

    _ « Ben oui deux fois trois six ! »

    Tu avances des dadas les miens

    Tu as oublié la couleur des tiens

     

    Parfois une ancienne chanson

    Eclaire tes yeux avec émotion

    Et nous la reprenons en chœur

    Pour éloigner la sourde peur

    D’Alzheimer qui répand sa brume

    Tes souvenirs sont des plumes

    Qui s’envolent dans le vent

    Lentement inexorablement


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  • A notre petite Lisa

    Bêêlélaine

     

    Oreilles en éveille dressées

    Dans les ombres allongées

    Silencieuses du soleil couchant

    Mais tout est calme et rassurant

     

    Nous la famille Bêêlélaine

    Dans les prés et les plaines

    Avec nos cousins frères et sœurs

    Nous allons tous en chœur

     

    Moi jolie Maman Brebis

    J’aime mes bébés tout p’tits

    Je donne mon amour et mon lait

    Chaque jour tout chaud tout frais

     

    Nous joyeux petit Agneaux

    Courrons jouons patauds

    Dans les fleurs à saute-moutons

    Et boum front contre front

     

    Moi fier Papa Bélier

    Je surveille le tour du pré

    Attention faire gaffe au loup

    Qu’il ne nous attrape par le cou.

     


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  • Hé HÔ le passant

    (Clic sur la photo)

     

    Hé hÔ toi le passant qui passait

    Un compagnon qui t’accompagnerait

    Un trottineur qui trottinerait

    Une queue panache qui panacherait

    Devant derrière à tes côtés

    Pour tes balades tes virées.

     

    La roue tourne à crever d’ennuis

    J’en ai plus pour longtemps dans cette nuit

    Coincé là derrière mes barreaux

    Alors que j’aime les arbres les poteaux

    Les piquets ou les roues des voitures

    Je pisse triste dans la sciure.

     

    Ah une belle boue pour me rouler dedans

    La reniflette en l’air en me tortillant

    Les oreilles qui volent dans le vent des sentiers

    Patauger dans les flaques des fossés

    M’enivrer à plein pif de pâquerettes

    De bleuets de coquelicots de violettes.

     

    Je n’aboierai pas aux culs des vaches des chevaux

    Je laisserai tranquille les lapins les zozios

    Les chats c’est promis je foutrai la paix aux chats

    Aller emmène-moi tu ne le regretteras pas

    Mais tu tournes le dos tu t’en vas tu me laisses là

    Tu t’en fous de moi casse-toi va.

     

     


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  • Les Mounaques de Campan

                                                     (clic sur la photo)

    Nous étions Forgerons Lavandières

    Boulangers Laboureurs Épicières

    Potiers Blanchisseuses Mercières

    Chevriés Coëffeur Ventrières

     

    Charpentiers Violoneux Cuisinières

    Bergers Bucherons Serrebiaires

    Sabotiers Tisserands Chaudronniers

    Rebouteux Tailleurs Quincaillers

     

    Garde-champêtres Sourciers

    Rémouleurs Fileuses Cordonniers

    Brodeuses Ramoneurs Puysatiers

    Remailleuses Tricoteuses Tonneliers

     

    Là-bas en haut de la route vous arrivez

    Nous vous apercevons yeux écarquillés

    Nos cœurs font des chamades enchantées

    Nos mains s’envolent de rires perlés

     

    Oh c’est gentil votre visite maintenant

    Nous vous guettions si patiemment

    Les larmes de nos au revoir du printemps

    Ont séché depuis un long moment

     

    Et vous êtes là enfin présents

    Oh le petit comme il est grand

    Ah le bébé c’est sa première dent

    Comme Il ressemble à sa Maman

     

    Nos sourires ridés nos yeux délavés

    Racontent les histoires de notre passé

    Un mot un geste suffit à faire éclater

    Des bulles de souvenirs plein de gaité

     

    Un petit café un petit biscuit un petit baiser

    Et déjà dans votre voiture vous repartez

    Là-bas en haut de la route vous disparaissez

    La poussière derrière vous s’est dispersée

     

    A bientôt revenez vite c’est la saison

    Des châtaignes et des champignons.

     


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